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:: Estampes Japonaise ::

 
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belle des champs


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MessagePosté le: Jeu 6 Mai - 23:46 (2010)    Sujet du message: Estampes Japonaise Répondre en citant

Ukiyo-e  
Shin-Hanga  
Sosaku-Hanga  
 
L' Art de l'estampe du JAPON  
   
   
 
Suzuki Harunobu  
vers 1765  
  
   

  
   
   
Le monde de l' Ukiyo-e  
   
L'Ukiyo-e, le "Monde flottant", caractérise les conditions de vie et d'existence d'une partie de la population urbaine, celle de Edo principalement, mais aussi de Kyoto et d'Osaka, villes qui connaissent aux 17e st 18e siècles un fort accroissement démographique et un essor économique non troublé par les anciennes querelles entre seigneurs locaux.  
Ce monde urbain, avide de plaisirs, de changements, d'émotions artistiques, se tourna vers l'estampe, média séduisant et relativement peu cher. Celle-ci correspond donc, alors, à une demande forte et précise du public, à laquelle l'offre des dessinateurs et éditeurs a progressivement répondu.  
Les belles femmes bijin, surtout celles du Yoshiwara (le quartier réservé de Edo), les acteurs du théâtre kabuki, les lutteurs de sumo, furent représentés par les dessinateurs. Les estampes étaient vendues chez les éditeurs, mais aussi aux entractes de théâtre, à un prix abordable. Certains tirages luxueux, les surimono, étaient édités à certaines occasions, comme les fêtes ou le nouvel an, ou commissionnés par des clubs d'amateurs.  
Il s'agissait, pour les amateurs, de posséder l'image de celles et ceux qui alors étaient célèbres et enviés, de ce qui était à la mode, dans ce monde du temps qui passe, où tout s'évanouit, hors le souvenir. Il est difficile d'imaginer, aujourd'hui, l'extraordinaire engouement des japonais de la période Edo (17e / 19e siècles) pour le théâtre kabuki , et leur véritable vénération envers les acteurs les plus remarquables, dont ils voulaient conserver l'image dans leurs rôles les plus fameux.  
   
 
Katsukawa Shunshô  
années 1780  
  
   

Cela était d'autant plus facile qu'à partir des années 1780, une baisse notable du prix des ukiyo-e était enregistrée, liée à l'augmentation des tirages (exceptions faites de certaines productions, avec fond micacé comme certaines de celles de Kitagawa Utamaro ou Sharaku). Les écoles de dessinateurs Torii et Katsukawa se sont les premières spécialisées dans la représentation d'acteurs (et aussi de lutteurs sumo qui déclenchaient l'enthousiasme lors des rencontres organisées dans l'enceinte des temples Shintô). Katsukawa Shunshô fut le premier, vers 1760, à montrer des portraits véritablement ressemblant, alors que les postures fortes (aragoto) ou douces (wagoto) étaient jusque là privilégiées. L'engouement du public en fut renouvelé, et l'on trouve chez Katsukawa Shun'ei ou Katsukawa Shunkô, des exemples particulièrement forts de ce changement.
Les éditeurs commandèrent des séries complètes d'estampes d'acteurs, à chaque création de pièces importantes, où lorsqu'un acteur célèbre reprenait un rôle. Le public recherchait l'actualité immédiate, ce qui explique l'absence de retirage ou de copies d'estampes à cette époque (il faudra attendre près d'un siècle, et la demande ...de l'Occident pour que des ateliers se spécialisent dans la copie).
La vie au Yoshiwara constituait évidemment un autre thème majeur, avec les fêtes, les cortèges de bijin accompagnés de leurs kamuro et serviteurs, les feux d'artifice tirés sur la rivière Sumida, les rencontres avec les acteurs dans les restaurants et les "maisons vertes". Tout cela était reproduit dans les estampes des dessinateurs les plus célèbres.  
Ces artistes se sont attachés à montrer leurs modèles sous des jours divers, empêchant ainsi toute monotonie : visage seul dessiné, en quelques traits simples okubi-e, femmes en promenade, mères accompagnées de leurs enfants, japonaises composant un poème ou lisant la lettre de leur amant, belles femmes du temps passé.  Leurs coiffures et habits, leur maintien aristocratique ou plus allant, reflètent leur situation sociale ou celle de leur mari ou compagnon. Tout cela révèle aussi l'époque à laquelle se situait le personnage.  
   
  
 
Kubo Shunman  
années 1780  
  
   
La représentation même de l'idéal féminin a varié avec les époques : femmes -  enfants avec Suzuki Harunobu, longilignes avec Torii Kiyonaga, importance attachée aux visages avec Kitagawa Utamaro et Hosoda Eishi etc.. Au 19e siècle, avec Kikugawa Eizan, Kesai Eisen, Utagawa Kunisada, et beaucoup d'autres, le dessin évolua encore selon les sensibilités des dessinateurs, et les attentes du public.  
Une place particulière est alors tenue par les estampes érotiques shunga. Elle est secondaire dans la production xylographique, si l'on s'en tient au nombre d'estampes produites, mais n'a pas d'équivalent dans la production artistique de l'époque, en Europe ou ailleurs. Elle tient une place singulière dans l'imaginaire, au Japon comme en Occident. La galerie Tanakaya a consacré, en 2003, une exposition à ces estampes, et a édité un catalogue à cette occasion : " Shunga  -  Images de printemps ".  
   
 
Katsushika Hokusai  
1834  
  

 
La production de paysages du Japon  fut véritablement initiée par Utagawa Toyohiro (1773-1828) à la fin du 18e siècle, et connu une ampleur avec les dessins de Katsushika Hokusai après 1820, et d'Utagawa Hiroshige à compter de 1830. On sait que Toyohiro fut le maître de Hiroshige.
Au milieu et à la fin du 19e siècle, certains dessinateurs se consacrèrent aussi à la représentation de personnages historiques ou légendaires. Tel fut le cas de Utagawa Kuniyoshi et de son principal élève Tsukioka Yoshitoshi. Ce dernier est incontestablement le dessinateur d'estampes le plus important de la première moitié de l'Ere Meiji.
Il convient également de citer les estampes représentant les fleurs et animaux, singulièrement les oiseaux, les kachô-ga, qui eurent toujours la faveur du public, au Japon comme en Occident. Beaucoup de dessinateurs du 18e au 20e siècle se sont illustrés dans cette spécialité, tels Utagawa Hiroshige, Ogata Gekko, Ohara Koson etc...
 
 
Utagawa Hiroshige  
1856  
  
  La technique de l'estampe japonaise.
Une estampe ukiyo-e est une oeuvre collective qui réunit, sous la conduite et la responsabilité d'un éditeur, un dessinateur (généralement le seul dont le nom est connu et figure sur le travail édité), un graveur, un imprimeur. Ce schéma traditionnel ne sera relis en cause qu'au 20e siècle, certains dessinateurs assumant l'intégralité du processus de fabrication.
Il ne s'agit évidemment pas de la reproduction d'une peinture, contrairement à une croyance encore vivace, mais bien d'une oeuvre originale.
Une estampe naît à partir d'un dessin, parfois sommairement exécuté par l'artiste, à l'encre noire, éventuellement complété par des indications de couleurs. Ce dessin sert à graver autant de bois qu'il y aura de couleurs; le papier passera ensuite grâce au travail de l'imprimeur, successivement sur chacun de ces bois légèrement encrés.
Le développement des estampes de femmes, et pas seulement des plus "marquées", a conduit le Gouvernement japonais à édicter des règles de censure. A partir de 1790, le dessin préparatoire des estampes devait être soumis à un comité chargé de son approbation, ou de son rejet. Les premiers cachets dont la marque figure sur l'estampe (par impression à partir du bois de trait) fut le kiwame (approuvé). Les marques de censure, comme d'ailleurs les règles effectivement appliquées, et les autorités chargées des contrôles, ont grandement évolué jusqu'à leur disparition durant l'Ère Meiji, à la fin du 19e siècle. Leur composition même a pu comporter à certaines époques des indications calendaires; en tout état de cause, ces cachets constituent des moyens utiles à la datation des estampes.  
Longtemps, les estampes japonaises Ukiyo-e ont été en noir et blanc (sumizuri-e), éventuellement coloriées à la main, puis en deux et trois couleurs benizuri-e.  
La période 1760-1810, qualifiée "d'âge d'or de l'estampe japonaise", a été le témoin de plusieurs évolutions fondamentales dans l'art de l'Ukiyo-e.  
Évolution technique tout d'abord, dont tout le reste a découlé: au début des années 1760 ( vers 1765), les efforts conjugués de quelques artistes tels Kiyomitsu et Harunobu, et d'éditeurs comme Emiya Kichiemon (Rankôdô) ont conduit à la mise au point des techniques nécessaires aux calages successifs du papier sur plusieurs bois. Ainsi allait on passer des estampes en deux ou trois couleurs  aux planches véritablement polychromes, les nishiki-e.  
Passer à quatre ou six couleurs rendit le travail des graveurs et imprimeurs plus difficile certes, mais ceux-ci accomplirent des progrès continuels dans leurs qualifications, jusqu'à produire des estampes parfaitement maîtrisées, aux traits d'une finesse jusqu'alors inconnue. Ainsi dans le dessin des chevelures des femmes, dans les reliefs donnés aux planches, dans les dégradés de couleurs (bokashi) qui deviendront familiers au siècle suivant dans les paysages fameux de Hokusai et Hiroshige. Cette période a aussi connu une évolution profonde des formats employés. Ceux ci résultent à la fois des contraintes techniques de l'impression et de la manière de couper les feuilles de papier. Celles ci étant "normalisées", les estampes sont en général de même format.
Dans les années 1760/80, l'hosoban, environ 33 x 14,5 cm a été le plus employé; mais on trouve aussi des hashira-e, environ 73x12 cm, et des chuban, environ 26 x 19 cm. Plus tard le format oban devient plus utilisé, environ 38x25,5 cm, et éclipsera les autres formats au 19e siècle. Certains oban sont légèrement plus grands, mais on trouve aussi des aiban, plus petits, environ 34 x 22,5 cm.
A noter aussi que des copies d'estampes ont été fabriquées, notamment pour l'exportation, à partir de la fin du 19e siècle. Les encres, papiers, et surtout les bois utilisés, sont différents de ceux d'origine, et un oeil très exercé fait la différence. C'est pourquoi il convient d'acheter uniquement chez des spécialistes reconnus. La galerie Tanakaya propose uniquement des oeuvres originales, sur son site comme à la galerie.
Beaucoup d'informations complémentaires, sur le contexte historique, les techniques et les écoles de dessinateurs  se retrouvent dans notre catalogue " Ukiyo-e   -   1730  à  1830  à  Edo ", publié en 2004.
 
L'estampe du 20e siècle.
Dans le domaine artistique, le 20e siècle entérine la rupture avec l'estampe traditionnelle ukiyo-e, perceptible dès le début de l'Ère Meiji (1868 - 1912). Pourtant, la xylographie ne disparut pas.
En effet, avec l'Ère Taisho (1912-1926), certains dessinateurs décidèrent de se consacrer à la xylographie, technique ancienne et éprouvée, mais selon un mode différent de celui de leurs prédécesseurs.

Naquirent deux styles de gravure sur bois, parfois concurrents, souvent complémentaires, le Shin-Hanga (nouvelle gravure), et le Sosaku-Hanga (gravure créative), qui connurent une forte expansion durant l'Ère Showa (1926-1988).

 
 
Kawase Hasui  
1924  
  
  Pour le Shin-Hanga, les dessinateurs majeurs sont, entre autres pour les représentations de paysages,  Kawase Hasui, Itô Shinsui, Hiroshi Yoshida, auxquels deux exposition ont été consacrées par la galerie Tanakaya en 1996 et 2005. Par ailleurs, la galerie Tanakaya a consacré en 2001 une exposition exceptionnelle aux estampes de Natori Shunsen (1886-1960) de sa série majeure de 36 portraits d'acteurs de Kabuki (catalogue de 76 pages, en couleurs).
Pour le Sosaku-Hanga, des oeuvres de Saito Kiyoshi ou Hoshi Joichi ont été à quelques reprises exposées par la galerie Tanakaya, notamment au Salon du Collectionneur - Paris en 2005, et à la Foire des Antiquaires de Belgique en 2006.
 
  
 
Saito Kiyoshi  
1962  
  
   
De nos jours, même si  beaucoup d'artistes japonais aiment plutôt se consacrer à la lithographie, au stencil, à la gravure sur métal, et bien entendu à la peinture à l'huile ou à l'acrylique, quelques uns continuent à dessiner pour l'estampe, soit figurative, soit abstraite. Tel est la cas, par exemple de Ido Masao et Seiji Sano, aimant montrer les paysages de la région de Kyoto.






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MessagePosté le: Jeu 6 Mai - 23:46 (2010)    Sujet du message: Publicité

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